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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 09:00

 

La frairie , ou le clan breton

origine de nos chapelles bretonnes

Article http://karrikell.over-blog.com/

 

 

british soldier5thc
Soldat breton du Vème siècle

 

Dans tout le domaine de l'extension maximale de la langue bretonne, il existait une originalité territoriale : la frairie ou breuriez en breton qui exista officiellement jusqu'à la révolution de 1789, officieusement au niveau religieux jusqu'aux années 1960 et à l'état de bribe encore aujourd'hui avec l'attachement des Bretons à leur « quartier » rural autour de leur chapelle indépendamment de leur appartenance à une même commune.

 

gagneries retz

Carte extraite de l'étude d'Hubert Maheux , la ligne rouge désigne l'extension maximale des frairies,

elle respecte scrupuleusement l'extension des openfields (îles, gagneries, domaines, mejoù ..)

bretons, à l'exception de 2 communes.

La ligne bleue désigne la limite maximale de la langue bretonne définie par l'étude des toponymes,

celle ci est très proche également de cette limite.

 

Cette carte est parlante. On peut même en déduire - au nord de la Loire- une correction de

l'extension de l'extension maximale de la langue bretonne qui doit plutôt suivre le domaine des frairies.

Ajout à la carte originelle d'Hubert Maheux, le Pays de retz jusqu'à Vertou (1), références « Bocage

et plaine dans l'Ouest de la France d'Anne-Marie Charaud » « … Au Sud de la Loire, on trouve des

gagneries dans tout le pays de Retz et vers l'Est jusqu'à Vertou, avec une abondance remarquable

en bordure de la côte et sur le calcaire de Machecoul. Leur limite vers le Sud coïncide

approximativement avec celle de la Loire-Inférieure. Elles prennent ici le nom de quarteron »


La frairie semble d'origine pré-féodale et clairement clanique et celtique : en effet ces frairies ne recouvrent pas des domaines seigneuriaux, ils en sont transversaux et chaque frairie était patronnée par un saint de nom souvent britonnique même en Haute-Bretagne, vénéré à l'origine dans une chapelle, considérée comme le chef lieu administratif de la frairie.

La frairie est dotée d'un pouvoir juridique (assiette au niveau des impôts) et possède des biens communs (landes, chênaies, prairies, fours, chapelle), la frairie élit démocratiquement un chef, appelé tardivement (17eme siècle) le marguillier, qui représentait ses consorts devant l’administration pour l’achat et la vente des communs et décidait de la date des semailles, des récoltes et de la vaine pâture.


On peut supposer que le terme ancien pour le chef d'une frairie était le terme breton machtiern.

(car le terme marguillier ne désigne pas que le chef d'une frairie, c'est un terme désignant plus largement un trésorier)


On peut lier sans nul doute le découpage en frairie avec la propriété collective des terres dites selon les terroirs mejoù, gagnerie, îles, propre à la Bretagne bretonnante au sens large (extension maximale de la langue bretonne), la zone des frairies en Loire-Atlantique repose presque exactement sur la zone des openfield et sur la zone d'extension maximale de la langue bretonne.(en nord Loire)


Reconnu « officiellement » an 1185

La communauté  villageoise ou frairie est reconnue pour la première fois par "l'assise au Comte Geoffroy en 1185.  Geoffroy PLANTAGENET, fils d'Henri II d'Angleterre et gendre de CONAN IV, duc de Bretagne. C'est le premier document juridique qui constate l'existence de la Frairie ; institution tout à fait originale.

 

Il n'est pas évident de faire une synthèse exhaustive des différents documents que j'ai pu lire sur les frairies bretonnes, les documents suivants permettent de s'en faire une idée, chaque document suivant apportant des éléments nouveaux avec de petites appréciations (noté : note karrikell)


Pour conclure mon introduction, on peut dire que nos innombrables chapelles sont un héritage des clans bretons que furent les frairies ; il reste quand même un grand flou pour le sud-Loire.

Il y a des témoignages de l'existence des frairies en sud-Loire (Saint père en Retz, St crespin sur moine (marches entre Bretagne et Anjou)), mais ces témoignages sont beaucoup plus lacunaires et anciens que les frairies du nord-Loire encore vivantes au XXème siecle.

La quasi équivalence entre langue bretonne, gagneries et frairies en nord Loire inciterait à penser qu'en sud-Loire la pertinence bretonne, les us-et-coutumes bretons ont été répandu bien au delà de la seule langue, ou cela aussi peut être l'empreinte d'une emprise politique du pouvoir importante en sud-Loire « pour garder les marches, la frontière  » car le domaine des quarterons est bien plus vaste que l'extension maximale de la langue bretonne du sud loire.

 

 

Articles liés :

 

références bibliographiques, références internet concernant les frairies et gaigneries.


 

 


 

 

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Published by karrikell - dans Histoire
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click here 07/01/2014 07:01

Breton language is one of the ancient languages used in France. According to various, this language was spoken during 1185 and it became popular during 1780’s. Now many regions of France use this language. Thanks for sharing more details on it.

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