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21 décembre 2012 5 21 /12 /décembre /2012 12:07

La Trébale ou tréballe, trev baol

(quartier et route )

(Quartier de la trébale)

la trêve de Saint-Paul

 

blason-le-guennec.gif

Blason du premier seigneur connu de la Trébale, Gilles Le Guennec,"D'azur plein au chef denché d'argent"


Forme ancienne attestée : Trebaulo du XIIe siècle, tirée d'une charte rédigée en latin : montre une latinisation du vieux breton *tref baol > *trebaol > trebaulo.

A savoir : les manuscrits en latin de l'époque ne laissaient jamais tels quels les toponymes tels qu'ils étaient prononcés mais latinisaient systématiquement la fin des mots.

La Trébale (ou trébale) nous fait penser également à la commune de la Turballe également en presqu'île guérandaise et semble donc correspondre à trev-baol, la trêve de Saint Paul. Jusqu'au début du 20eme siècle on disait "Trébale" .l'article "la" a sans doute été rajouté tardivement à cause de la sonorité féminine "balle".

Ce quartier est toujours de nos jours sous le parrainage de Saint-Paul. (église Saint-Paul de la Trébale)

Tré en Bretagne désigne une trêve, subdivision de la paroisse et ces trêves avaient très souvent une chapelle mais à la Trébale aucun souvenir d'une chapelle quelconque.

Par contre il est attesté que la Trébale était une seigneurie et jusqu'en 1960 existait encore une croix ancienne à la Trébale (Historique de Saint-Nazaire- 1960- Fernand Guériff-Imprimerie de la Presqu'île Guérandaise)

Je ne pense pas que cette croix existe encore car ce quartier qui était encore un coin de campagne en 1960 a été urbanisé de A à Z en quelques années (logements HLM, tours, petites maisons)

 

trebale
Aujourd'hui la Trébale est un quartier entièrement urbanisé (logement social)

 

 


Seigneurie de la Trébale

 

(principale source : source : http://saint-nazaire.hautetfort.com/)

La trébale était une seigneurie de la paroisse, doté de la moyenne justice, et inféodée à la vicomté de Saint-Nazaire. Cette seigneurie se composait d’un manoir et de trois ou quatre fermes éloignées. Le manoir a disparu au début du 20e siècle.

Le premier seigneur connu en est Gilles Le Guennec, il était le beau-frère de Pierre Hémery, écuyer, sieur de Préambert, de La Rivière et seigneur de la maison noble de Beauregard. Il est possible que la seigneurie de la trébale fut soustraite à la seigneurie de Préambert qui la jouxtait ou inversement, dans les deux cas, on ne connais pas les seigneurs précédents...

 

 

 


 

Noms de lieux équivalents dans le reste de la Bretagne : 

 

trébaol en Milizac (Bas Léon-Nord Finistère)

Lamballe (Pays de Saint-Brieuc - Côtes d'Armor) : intéressant car la transcription est la même que Trébale.

                 Lamballe procède bien de Lan - ermitage + st Paul.

Lampaul-PLouarzel , Lambaol en breton (Bas Léon - Nord Finistère)


 

 

 

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commentaires

Bertrand 08/01/2013 13:08

L'ouvrage que vous citez est malheureusement truffé d'étymologies fantaisistes, d'approximations phonétiques et d'erreurs linguistiques, les auteurs n'étant nullement des spécialistes de notre
domaine mais des généralistes. De plus ils ne font presque jamais appel aux formes anciennes des toponymes, ce qui revient à faire de la divination sur la base des seules formes modernes. Je vous
engage, pour la toponymie de la presqu'île de Guérande, à vous procurer les travaux de Gildas Buron. Trescalan = village de Scaelan, personnage cité dans plusieurs actes du Cartulaire de Redon
signés à Guérande et datés du 9e siècle. Scaelan est un nom d'homme breton. Cordialement.

Jean-louis Garnier 08/01/2013 12:44

Vous devriez prendre connaissance de l'ouvrage " l'origine des noms de villes et villages de Loire-Atlantique" publié en 2002, qui n'est certainement pas sans défaut mais indique l'origine
germanique de Trescalan; mais ne regardez pas l'origine qu'il donne pour La Turballe, vous risquez la crise cardiaque! cordialement

Bertrand 08/01/2013 10:52

Guindreff ne contient pas le vieux breton tenou, teno "val, bas, vallée" qui a abouti à traoñ (et variante tro en presqu'île de Guérande, pays bigouden, etc.) en breton moderne. Le second élément
est bel et bien trev comme l'attestent les formes inchangées pour ce toponyme depuis le 15e siècle. Cordialement.

Jean-louis Garnier 08/01/2013 10:18

Par contre je suis tout à fait en accord avec vous sur le rappel de l'appartenance de notre petite région et, au delà, du 44 à l’aire civilisationnelle dite bretonne mais il ne faut pas en faire un
argument de repli ethnique.

Blog karrikell 08/01/2013 12:12



Ah le "repli ethnique" ! ça y'est le point Godwin des sujets bretons est atteint .


Bon je prefere en sourire.


recentrons nous sur l'analyse des toponymes.


 


ps : j'assume l'idée de n'étudier que les noms de topo. d'origine bretonne celtique car c'est un champ déjà trés vaste en presqu'île guérandaise .et je ne considère pas ça comme un "repli
ethnique"


 


reps : je suis en accord avec vous sur les patronymes germaniques utilisés. c'est un peu comme aujourd'hui la mode des prénoms originaux.


mais vous me citiez un toponyme trescalan ou scalan désignait un nom commun et là je maintiens c'est trés rare à l'exception peut-être de mots germaniques rentrés dans la langue romane.mais pas
directement.  



Jean-louis Garnier 08/01/2013 10:13

Je ne recherche pas spécialement des origines non bretonnes mais je ne les ignore pas ! L'influence germanique fût aussi forte dans les noms de personnes et de lieu dans la marche de Bretagne que
dans ma région natale si j'en crois, par exemple, le nombre de porteurs de mon nom de famille! Garnier, nom d'origine germanique attesté dés le 5° siècle, pour un maire du palais de Bourgogne,
était avant 1914 répandu dans 2 zones dont l'une est la Bretagne Gallo l'autre la bordure nord est du massif central, paus qui ne sont en aucun cas et aà aucun moment de langue germanique! On
prenait le nom des maîtres!
Vouloir par esprit de système que tout nom fût de langue bretonne n'est pas plus scientifique que l'inverse.

Jean-louis Garnier 08/01/2013 08:29

Dans le cas de Guindreff il peut s'agir, toujours en breton, de la racine Tref, traou ou trau = vallée ce qui correspondrait à la situation ; voir Trefoux = vallée du hêtre

Bertrand 07/01/2013 23:23

Nous pouvons ajouter Trélan, Trébondy (au cadastre), les noms disparu Tregan et Treveryo, ainsi que Guindreff (Gwenn trev). L'emploi de l'élément vieux breton tref, moyen breton trev "village, lieu
habité, trève" dans la toponymie nazairienne est par conséquent attesté de manière très claire. Cela fait neuf occurrences certaines en dehors de (la) Trébale.

Jean-louis Garnier 07/01/2013 23:06

Je n'ai aucune hostilité, a priori, contre l'influence de la langue bretonne dans la toponymie de Loire atlantique, département breton par l'histoire mais il ne faut pas en faire système ; Il y a
en 44 beaucoup de lieu qui s'explique par les langues romanes ou gauloises : l'origine des noms de villes et villages publié en 2002 en donne des exemples qui ne sont pas inintéressants ; par
exemple, ne vous en déplaise, si le tre de Trelan est bien le quartier mais peut aussi désigner la vallée il n'en est plus de même dans Trescalan oùu il s'agit d'un mot germanique désignant la
lande , le terrain inculte. cordialement

Blog karrikell 08/01/2013 09:06



certes, certes, pas d'a priori mais vous recherchez - a chaque fois- des origines non bretonnes à des mots qui sont en bretagne  -sauf exception sont toujours bretons (celtiques).


Le trescalan que vous citez est sans doute un toponyme breton:


on peut estimer sans se tromper que c'est la trêve de scalan , vieux nom breton .


pourquoi chercher un element germanique dans une zonne encore bretonnante au début du 20eme siecle ?


pour résumer, en Bretagne mais plus précisement en haute-bretagne où le breton a été parlé , il y a quasi exclusivement 4 origines aux noms de lieux : pre-celtique, gaulois, breton, roman.


des origines germaniques sont trés rares. à part peut-etre des noms de personnes.


je n'exclus pas du tout l'origine romane de nos noms de lieux mais sur ce blog j'essaie de rapporter ceux qui ont une origine bretonne .les autres sortent a priori de mon champ d'études.


Parfois je me trompe : rue de cran par exemple fait reference à la famille noble "de Cran" 


mais Cran neuf est lui d'origine bretonne.


Je pourrai bien sûr faire une liste exhaustive des noms de lieux de saint-nazaire mais j'y passerai beaucoup beaucoup plus de temps.


Il y a des noms de lieux gaulois ou peut-etre meme pre celtique en Brière par exemple, une grosse quantité de noms de lieux romans à saint-nazaire. trés intéressant par exemple "la route des
ecobuts",


chemin des noelles etc...


j'y reviendrai sans doute un jour.



Jean-louis Garnier 07/01/2013 18:56

le u donna souvent tant un ô qu'un ou et c'est la fin du mot qui chute ; Par ailleurs cette idée du quartier de la route a-t-elle d'autres apparitions ailleurs en Bretagne ?

Blog karrikell 07/01/2013 20:45



trêve de st paul et pas "quartier de la route" , il y a quantité de tré-+nom de saint , quand à Baol, Paul , il y a les Lanbaol, il y a Trébaol en Milizac (29).


bref il y a infiniment plus de chances d'un trebaol breton dans une ville où le breton a disparu au XVeme siecle dans sa partie ouest que d'un trabulare attesté nul part ailleurs en Bretagne ,
non ?il est bon d'être sceptique, scientifique mais peut-être ne faudrait il pas systématiquement choisir une explication non bretonne ?


je rappelle qu'il y a , rien qu'à st nazaire un trégouët qui ne laisse pas de doute , un trévalan idem , un trébézy aussi etc.


pourquoi faudrait il voir un trabulare bas latin ? 


alors que tout atteste un trebaol ?


Il ne faudrait pas que la philosophie "paysdeloirienne"même inconsciente intervienne dans la toponymie, domaine non politique s'il en est !


Les explications de Bertrand me semblent logiques et limpides. 


Bon je laisse aux lecteurs seuls juges.



Bertrand 07/01/2013 17:19

Sur le postulat d'un mot bas-latin *trabula, ce n'est pas le passage de A à E qui pose problème pour aboutir à Trébale, mais celui de U à A - tandis que AU > A est avéré par l'exemple de
Lamballe dans un domaine linguistique semblable (même si le breton a disparu plus tôt à Lamballe qu'à Saint-Nazaire). De plus vous ne tenez pas compte de forme TREBAULO du XIIe, ni du fait que
Trébale n'est devenu féminin qu'au siècle dernier par l'ajout d'un article "la", probablement par la perception de la finale -ale comme appartenant à un mot féminin. Cordialement.

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