Paludier XIXeme siècle

Paludier XIXeme siècle

Oue, oe, venant ordinairement de é :


Migouer, mur,

  • Van . mangoer, magoer,

  • Trégorrois  mogoar (Gwerziou Br .- Izel, Lezobre)

  • Léon. moger

  • v. bret . macoer ( Cartulaire de Redon)

  • Gall. magwyr , du lat . maceria ;

Odoue, aiguille.

  • Van , nådui,

  • Van , et Trécor. nadoe, nadoue ,adoue,

  • bas Cornouaill . adour,

  • Léon . nadoz,

  • moy. bret. nadoez (Catholicon),

  • v. Gall . notuid, aujourd'hui nodwydd,

  • v. irlandais snathad, même racine que

    • l'allemand Nadel, id .

  • et le grec vñ tpor , fuseau ;

Paradoueis, baradoueis, paradis,

  • Léon . baradoz (en poésie baroz),

  • moy. bret. baradoues, baradoez et barazoez,

  • Gall . paraduys, du bas lat. paradesus.

tuem , chaud

  • Van . tuem , tiëm,

  • Léon . tom,

  • moy. bret. toem, tom ,

  • Gall. twym ,

  • v. cornique toim .

Ainsi en petit Trégorrois on dit kadouan , f. , chaine de la charrue, Van . [er] gadoin ( Dict. de l’A . , au mot charruë ), tandis qu'en Cornou. on prononce [ar] gadan ( Troude, dict . br.-fr. ) ; ce mot comme le Gall , cadwyn, vient directement du lat . catena ( chaden , Van . chalen , en dérive par l'intermédiaire du français, 

De même la forme uën , je suis , usitée à Auray, est probablement analogue au Gall. wyf, contracté en moy .
bret.
ouf, of, auj. oun , on , et en cornique of.

 

L’accent n'a pas empêché à Batz une métathèse de la diphthongue dans ur gouader, une chaise,

  • Van. kadoer , kaduir,

  • Tréc. kadoar, à Saint-Mayeux, kader,

  • moy. bret. cadoer, cador,

du lat . cathedra (cf. Tréc . noade et même noadoe, pour nadoe ; piepal pour pepial, lat. pipio, piauler.)


Cette diphthongue non accentuée s'est contractée :
 

  • En ô, dans môreip , tante, pl . morebeit,

    • Van . moerep, pl . moerebet, Sarz , moeriep ,

    • moy. bret. mozreb,

    • v. bret. motrep, dérivé du mot celtique qui voulait dire mère (v . irland . mathir, = lat .mater ; dérivé gaulois , Matrona , la Marne ) ;

  • En e, dans pezel, rester, durer, participe

    • pezeit, cf. Léon . paouez, cesser, reposer,

    • moy. bret. poues. On dit me bez, je demeure : cette forme monosyllabique a été entrainée par l'analogie de tous les autres temps.

  • La diphthongue oue est devenue malgré l'accent, ė (ée français), dans blė, "an" ,

    • Van . id . , Tréc . bloa , bla,

      • Léon .bloaz, Gall. blwyddyn ), Irl.bliadain ) ;

  • Et i, dans elis, église,

    • Van. id. ,

    • Gall. eglwys

  • ( cf. le Léon .blizenn, année,

    • moy . br. gluizen ;

  • le Van . kolin , petit d'un animal ,

    • Gall . colwyn ,

    • v . Irl. culian ,

  • et peut - être le moy. br. paradis

Il y a eu une assimilation régressive en Léon . dans iliz,

comme dans kirin, vase pour baratter le lait

  • v. gall . ceroen, auj. cerwyn,

  • Corniq . ceroin ,

  • du lat. carænum (pour carcenaria), d'où aussi

  • le haut breton cerène,ç'rène, cène,

  • normand ch’réne (Littré écrit serène).

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