Etude sur le dialecte breton de la presqu'île de Batz - 1883 - Emile Ernault- Phonétique 3/13
Migouer, mur,
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Van . mangoer, magoer,
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Trégorrois mogoar (Gwerziou Br .- Izel, Lezobre)
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Léon. moger
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v. bret . macoer ( Cartulaire de Redon)
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Gall. magwyr , du lat . maceria ;
Odoue, aiguille.
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Van , nådui,
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Van , et Trécor. nadoe, nadoue ,adoue,
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bas Cornouaill . adour,
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Léon . nadoz,
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moy. bret. nadoez (Catholicon),
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v. Gall . notuid, aujourd'hui nodwydd,
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v. irlandais snathad, même racine que
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l'allemand Nadel, id .
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et le grec vñ tpor , fuseau ;
Paradoueis, baradoueis, paradis,
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Léon . baradoz (en poésie baroz),
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moy. bret. baradoues, baradoez et barazoez,
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Gall . paraduys, du bas lat. paradesus.
tuem , chaud
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Van . tuem , tiëm,
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Léon . tom,
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moy. bret. toem, tom ,
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Gall. twym ,
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v. cornique toim .
Ainsi en petit Trégorrois on dit kadouan , f. , chaine de la charrue, Van . [er] gadoin ( Dict. de l’A . , au mot charruë ), tandis qu'en Cornou. on prononce [ar] gadan ( Troude, dict . br.-fr. ) ; ce mot comme le Gall , cadwyn, vient directement du lat . catena ( chaden , Van . chalen , en dérive par l'intermédiaire du français,
De même la forme uën , je suis , usitée à Auray, est probablement analogue au Gall. wyf, contracté en moy .
bret. ouf, of, auj. oun , on , et en cornique of.
L’accent n'a pas empêché à Batz une métathèse de la diphthongue dans ur gouader, une chaise,
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Van. kadoer , kaduir,
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Tréc. kadoar, à Saint-Mayeux, kader,
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moy. bret. cadoer, cador,
du lat . cathedra (cf. Tréc . noade et même noadoe, pour nadoe ; piepal pour pepial, lat. pipio, piauler.)
Cette diphthongue non accentuée s'est contractée :
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En ô, dans môreip , tante, pl . morebeit,
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Van . moerep, pl . moerebet, Sarz , moeriep ,
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moy. bret. mozreb,
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v. bret. motrep, dérivé du mot celtique qui voulait dire mère (v . irland . mathir, = lat .mater ; dérivé gaulois , Matrona , la Marne ) ;
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En e, dans pezel, rester, durer, participe
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pezeit, cf. Léon . paouez, cesser, reposer,
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moy. bret. poues. On dit me bez, je demeure : cette forme monosyllabique a été entrainée par l'analogie de tous les autres temps.
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La diphthongue oue est devenue malgré l'accent, ė (ée français), dans blė, "an" ,
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Van . id . , Tréc . bloa , bla,
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Léon .bloaz, Gall. blwyddyn ), Irl.bliadain ) ;
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Et i, dans elis, église,
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Van. id. ,
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Gall. eglwys
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( cf. le Léon .blizenn, année,
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moy . br. gluizen ;
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le Van . kolin , petit d'un animal ,
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Gall . colwyn ,
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v . Irl. culian ,
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et peut - être le moy. br. paradis
Il y a eu une assimilation régressive en Léon . dans iliz,
comme dans kirin, vase pour baratter le lait
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v. gall . ceroen, auj. cerwyn,
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Corniq . ceroin ,
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du lat. carænum (pour carcenaria), d'où aussi
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le haut breton cerène,ç'rène, cène,
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normand ch’réne (Littré écrit serène).
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