Vénètes, et Brivates Portus, René Kerviler (1892) (4/6)- Délimitation orientale du territoire Venète
Cette publication est le cinquième chapitre extrait de "Armorique et Bretagne" (1892) de René Kerviler .
Dans cette publication (4/6), on argumente de la délimitation orientlale du territoire des Vénètes, pour M. Kerviler il est évident que la presqu'île Guérandaise en faisait partie.
Plus étonnant Kerviler pense que l'influence Venète allait jusqu'aux îles dites "venétiques" de Belle-île à l'île de Ré.
Rappel : je rapporte très peu des notes internes qui sont souvent des bibliographies.Les inscriptions en bleu sont de moi pour vulgarisation.
Karrikell.
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Presqu'île Guérandaise : Samnite, Namnète ou Venète ?
Du côté de l'est , c'est la presqu'ile guérandaise qui nous offre le théâtre du grand champ de bataille entre les archéologues ; était- elle Samnite , Namnète ou Venète ?
M. Orieux soutient énergiquement les Samnites. M. de la Monneraye la déclare non moins énergiquement Namnète, parce que, pour lui, Namnètes et Samnites sont une seule et même chose .
Quant à M. Blanchard et à moi, nous y maintenons de plus en plus les Venètes, et c'est M.de la Monneraye lui - même qui nous apportera, tout à l'heure, le meilleur argument pour défendre cette thèse .
Thèse de M.Orieux : elle est Samnite
Les Venètes, dit M. Orieux, n'occupaient pas la presqu'île guérandaise au moment de la conquête romaine, parce que ce territoire était occupé par les Samnites.
Il ne nie pas, en présence du pago Venetico où naquit saint Aubin de Guérande, qu'au Ve siècle, les Venètes aient pu l'occuper, et l'évêché de Vannes s'y étendre, ainsi que le comté; mais les affirmations de Ptolémée et de Strabon lui paraissent trop formelles pour qu'on puisse y déroger au Ve siècle de notre ère .
A ce propos, M. Orieux discute à fond la distinction à établir entre les Samnites et les Namnètes, et rejette ceux-ci au nord-est des Andes et des Cénomans, du côté du département de l'Orne .
Je maintiens, avec M. Orieux, la distinction entre les Samnites et les Namnètes, distinction d'autant plus essentielle qu'il résulte de tous les documents contemporains que les Samnites étaient une peuplade maritime et les Namnètes une peuplade de l'intérieur.
Pline place les Namnètes en dehors de la presqu'île armoricaine. César ne les cite pas parmi les alliés des Venètes, tandis qu'il parle des Redones, des Aulerques, des Ossismes et des Curiosolites, qui Oceanum attingunt .
Strabon parle des Samnites à l'embouchure du fleuve, et M. Orieux voudrait même qu'il eût écrit que la Loire coule entre les Pictons et les Samnites, et non entre les Pictons et les Namnètes.
Enfin Ptolémée place , par ses latitudes, les Namnètes au delà des Angevins et des Manceaux, en désignant les Samnites au-dessous des Venètes jusqu'à la Loire .
Kerviler pense que les venètes avaient absorbé les Samnites et une partie des Pictons avant la conquête romaine
Mais il n'y a dans tout cela aucune contradiction avec le système que j'ai précédemment exposé, d'accord avec M. de Kersabiec. Nous avons dit que les Venètes avaient dû absorber les Samnites , quelque temps avant l'invasion romaine, et j'ajouterai même plus loin qu'ils avaient dû conquérir une partie au moins de la côte pictone .
Il est donc naturel que Strabon parle de ce peuple des Samnites d'après Pythéas qui avait visité le littoral, trois siècles auparavant : mais César ne rencontre plus que des Venètes : et quand il a écrasé la puissance de ceux-ci dans l'ancien Samnium armoricain, en ne laissant subsister que les Venètes au delà de la Vilaine, chez qui il n'avait pas pénétré, le nom de Samnite reparaît, et Ptolémée le retrouve , non pas en civitas, puisqu'il n'assigne pas de capitale à cette peuplade, mais en simple dénomination.
Puis les Samnites, fort éprouvés, disparaissant une seconde fois devant leurs anciens envahisseurs qui ont repris une partie de leur antique influence, il ne reste plus que le pagus Veneticus. C'est ainsi que tous les textes s'expliquent et s'accordent .
Mais où sont donc les Namnètes ?
Il faut prendre chacun des anciens géographes à sa date respective, ou à celle des autorités dont il se sert, et ne pas raisonner sur leurs indications comme si elles étaient toutes contemporaines .
La seule difficulté, et celle-là est sérieuse, est celle de la position exacte des Namnètes au moment de la campagne de César .
Portus Namnetum, le Nantes d'aujourd'hui, n'existait pas encore , au moins sous ce nom : et ce n'est qu'avec des probabilités qu'on peut chercher la place de Condevicnum, indiqué par Ptolémée comme le chef- lieu de la peuplade au IIe siècle.
M. Bizeul voulait jadis y voir Blain, et M. Burgault, depuis mon mémoire, se rallie à son opinion.
Avec M. de Kersabiec, j'y ai reconnu autrefois Candé-sur-Erdre .
M. Desjardins en fait le confluent amont de l'Erdre et de la Loire à Nantes, tandis que le Vicus portensis des inscriptions du Ier siècle de l'occupation romaine se serait fondé sur le confluent aval.
Les Namnètes ....dans l'Orne selon Orieux !
Aujourd'hui, M. Orieux, qui ne parle pas de ces inscriptions, sans doute parce que le mot Nantes, ou la lettre N à la suite de Portensis ou Portensium, ne s'y remarque pas, demande qu'on transporte le siège des Namnètes dans l'Orne !
Il est certain qu'en suivant trop littéralement le texte de Ptolémée, on pourrait être amené à cette étrange conclusion.
Mais il y a longtemps que la lettre tue et que l'esprit vivifie ... M. Orieux me reproche d'avoir dit que Ptolémée assigne formellement aux Namnètes la Loire pour frontière.
Je dois en effet convenir de mon erreur pour le mot formellement, mais j'ai pour excuse, et ce n'est pas une légère sauvegarde, que M. Desjardins tire la même déduction du contexte, indirectement, il est vrai , à la page 290 de son premier volume.
Je n'ai point présents à l'esprit les motifs qui m'ont fait écrire cette phrase, il y a huit ans : il est supposable qu'au lieu de Ptolémée, je pensais à Strabon : on ne saurait écrire avec trop de calme en ces sortes de matières; et je remercierai sincèrement mes honorables contradicteurs lorsqu'ils me signaleront des lapsus de ce genre.
Je rétracte donc cette assertion trop positive : mais qu'on reprenne le texte même de Ptolémée, avec ses latitudes et ses longitudes, tel que l'a donné M. Orieux lui-même, d'après la traduction de M. Léon Renier.
Par Theodor de Bry — Travail personnel, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=67098
Mais où sont donc les Namnètes ?
Il faut prendre chacun des anciens géographes à sa date respective, ou à celle des autorités dont il se sert, et ne pas raisonner sur leurs indications comme si elles étaient toutes contemporaines .
La seule difficulté, et celle-là est sérieuse, est celle de la position exacte des Namnètes au moment de la campagne de César .
Portus Namnetum, le Nantes d'aujourd'hui, n'existait pas encore , au moins sous ce nom : et ce n'est qu'avec des probabilités qu'on peut chercher la place de Condevicnum, indiqué par Ptolémée comme le chef- lieu de la peuplade au IIe siècle.
M. Bizeul voulait jadis y voir Blain, et M. Burgault, depuis mon mémoire, se rallie à son opinion.
Avec M. de Kersabiec, j'y ai reconnu autrefois Candé-sur-Erdre .
M. Desjardins en fait le confluent amont de l'Erdre et de la Loire à Nantes, tandis que le Vicus portensis des inscriptions du Ier siècle de l'occupation romaine se serait fondé sur le confluent aval.
Les Namnètes ....dans l'Orne selon Orieux !
Aujourd'hui, M. Orieux, qui ne parle pas de ces inscriptions, sans doute parce que le mot Nantes, ou la lettre N à la suite de Portensis ou Portensium, ne s'y remarque pas, demande qu'on transporte le siège des Namnètes dans l'Orne !
Il est certain qu'en suivant trop littéralement le texte de Ptolémée, on pourrait être amené à cette étrange conclusion.
Mais il y a longtemps que la lettre tue et que l'esprit vivifie ... M. Orieux me reproche d'avoir dit que Ptolémée assigne formellement aux Namnètes la Loire pour frontière.
Je dois en effet convenir de mon erreur pour le mot formellement, mais j'ai pour excuse, et ce n'est pas une légère sauvegarde, que M. Desjardins tire la même déduction du contexte, indirectement, il est vrai , à la page 290 de son premier volume.
Je n'ai point présents à l'esprit les motifs qui m'ont fait écrire cette phrase, il y a huit ans : il est supposable qu'au lieu de Ptolémée, je pensais à Strabon : on ne saurait écrire avec trop de calme en ces sortes de matières; et je remercierai sincèrement mes honorables contradicteurs lorsqu'ils me signaleront des lapsus de ce genre.
Je rétracte donc cette assertion trop positive : mais qu'on reprenne le texte même de Ptolémée, avec ses latitudes et ses longitudes, tel que l'a donné M. Orieux lui-même, d'après la traduction de M. Léon Renier.
Texte de Ptolémée
Nous lisons :
« La côte occidentale sous les Ossismi est occupée par les Veneti dont la ville est Dariorigum , 17° 20 ' -49° 15 '.
Et au-dessous sont les Samnites qui s'étendent jusqu'au fleuve Liger . Dans l'intérieur des terres, à l'Orient des Veneti, sont les Aulerci Diablitæ dont la ville est Nædunum , 18°-50° ...
Et à l'ouest des Samnitæ, les Andecaves dont la ville est Juliomagus, 18° 50' - 49°.
A la suite de ceux- ci sont les Aulerci- Cenomani dont la ville est Vindunum , 20° 45 ' - 49 ° 20 ' ; Puis les Namnetæ dont la ville est Condevicnum , 21 ° 15 ' -50 ° . »
Il n'est pas inutile de rappeler, avant d'aller plus loin, que Ptolémée écrivait un siècle et demi après la conquête romaine .
Examinons maintenant ce texte. La séparation y est bien nettement indiquée entre les Samnites et les Namnètes; mais il est remarquable que le géographe ne cite pas de chef-lieu pour les Samnites, bien qu'une position importante dût incontestablement figurer à l'embouchure du fleuve.
Cela montre évidemment que les Samnites n'étaient pas constitués à l'état de civitas spéciale, et qu'ils dépendaient, par conséquent, de l'une des cités voisines, Gwened sans doute, puisqu'on trouve, peu après, dans le pays, un pagus Veneticus.
En tout cas, constitués ou non, les Samnites occupaient alors, d'après Ptolémée, le territoire situé entre la Vilaine et la Loire, tandis que les Namnètes sont refoulés par lui jusqu'au delà des Manceaux.
Les degrés indiquent très bien que le géographe ne revient point sur ses pas :
on doit même se trouver à 3 degrés à l'est des Diablintes, et sur la même hauteur qu'eux .
Le département de l'Orne se trouve, à très peu près, satisfaire à ces conditions : et je pourrais fournir à M. Orieux des armes contre moi, en lui faisant remarquer qu'entre Condé- sur-Noireau, à la frontière du Calvados, j'y trouve un Condé-sur-Sarthe près d'Alençon , et un Condé-sur-Huisne près Nogent-le -Rotrou.
C'est le vrai pays des Condé. Je ne rechercherai pourtant pas lequel d'entre eux pourrait, dans ce cas, s'identifier avec Condevicnum, car il me paraît bien difficile, pour ne pas dire impossible , d'admettre que les Namnètes aient pu presque instantanément, au II° siècle, traverser tout le territoire des Cénomans et des Andes, pour venir s'établir au bord de la Loire , dont les rives étaient trop importantes pour être cédées facilement.
Il y aurait eu luttes et batailles dont l'histoire eût certainement conservé le souvenir.
Personne, au reste, ne conteste aux Namnètes les inscriptions du Vicus Portensis de Nantes.
Il est vrai que le nom même de Nantes ne se retrouve dans aucune de ces inscriptions, et que l'appellation de Portus Namnetum se lit pour la première fois sur la carte théodosienne ; mais comment expliquer la possession de ce vicus ou de ce port par les Namnètes, venus du département de l'Orne, à moins qu'il ne se fût déjà trouvé sur ce territoire des tribus du même nom.
On m'objectera que j'ai soutenu la théorie de la situation des Diablintes dans l'ancien évêché d'Aleth, pays actuel de Saint-Malo , avec une colonie essaimée à Jublains, dont le nom est incontestablement Diablinte, par- dessus les Redones , et l'on me dira qu'il ne faut pas avoir deux poids et deux mesures.
Je suis beaucoup de ce dernier avis, mais la situation n'est pas identiquement la même.
Les Diablintes ont pu essaimer sur Jublains, à peu de distance de leur centre principal, en traversant quelques lieues seulement des Redones et en s'établissant sur un point peu important qui ne devint pas siège épiscopal; ici , la situation est inverse.
Invraisemblance des Namnètes dans l'Orne
Les Namnètes auraient complètement disparu de la région que Ptolémée leur attribue au II° siècle, et on les retrouverait, peu de temps après, solidement établis sur un point stratégique important, déjà connu par des inscriptions gallo-romaines du siècle précédent, pour y posséder presque instantanément le chef-lieu d'une civitas et d'un évêché.
C'est là qu'est l'invraisemblance. Il faudrait du moins en apporter des preuves positives .
Que si César n'a pas rencontré les Namnètes, ou ne les nomme pas en marchant contre les Venètes, c'est que les deux peuples avaient fait alliance, César le dit lui-même, et que les Namnètes, ne se sentant pas assez forts pour résister isolément, avaient rejoint leurs alliés.
César occupait le pays des Andes. Il tenait la Loire, sauf à son embouchure , et les quelques Namnètes qui pouvaient rester sur la rive droite, à l'intérieur, aux environs de Candé, de Blain, ou même du portus de l'Erdre, n'étaient pas pour lui redoutables.
Pour justifier son hypothèse et suivre aveuglément Ptolémée, M. Orieux est obligé d'admettre une faute de copiste dans le texte de Strabon, qui fait couler la Loire entre les Namnètes et les Pictons.
Strabon , dit M. Orieux, a dû écrire Samnites, et les monnaies gauloises au Σ, trouvées jusqu'à Ancenis, favorisent cette interprétation.
- Mais du moment qu'il faut recourir, en tout état de cause , à une erreur de quelqu'un, je pense qu'il vaut mieux la reconnaître chez Ptolémée, dans l'indication des longitudes et des latitudes des Namnètes.
Il règne en effet, chez lui, une véritable confusion dans les emplacements qu'il donne aux peuplades de cette région de l'intérieur, et M. Desjardins a cité à cet égard des impossibilités matérielles qu'il est inutile de répéter ici.
Confusion de Ptolémée entre Rennes et Nantes !
Cette confusion a même donné lieu à une remarque fort judicieuse de M. de la Monneraye. Ayant observé que la latitude indiquée par Ptolémée pour Condevicnum, la capitale des Namnètes, s'applique fort bien à Rennes, et celle indiquée pour Condate, capitale des Redones, à très peu près à Nantes, il pense qu'il faut simplement intervertir l'une et l'autre.
Quoiqu'il en soit, au fond , la discussion entre les Samnites et les Namnètes importe peu dans le débat.
Les Venètes en Presqu'île guérandaise
Le tout est de savoir si les Venètes occupaient positivement la presqu'île au moment de l'arrivée des troupes romaines.
Que les Venètes aient occupé la presqu'île à des époques très éloignées, à l'origine de la migration des peuplades gauloises, ou qu'ils l'eussent conquise récemment, soit sur les Samnites, soit sur les Namnètes, c'est encore une question très incidente.
Le grand point est de démontrer nettement que la presqu'île Guérandaise était Venète au moment de la campagne de César, et que le grand désastre a eu lieu sur ses bords.
Cela me paraît plus que jamais hors de doute.
L'ancien diocèse de Vannes n'ayant éprouvé aucun changement avant 1789, dit une seconde fois M. de la Monneraye, doit représenter, dans toute son intégrité, l'étendue et les limites du territoire des anciens Veneti.
La Vilaine séparait donc les Namnètes des Venètes .
Que cela fût au IVe siècle, en pleine occupation romaine , quand les vainqueurs eurent distribué et découpé les peuplades à leur guise , je n'en disconviens pas; mais M. de la Monneraye m'accordera bien lui -même qu'au VIe siècle, par exemple, les Bretons de Waroch avaient déjà changé tout cela, et qu'enveloppant en demi -cercle la ville de Vannes, restée presque seule gallo-romaine, ils avaient occupé tout le territoire maritime de la presqu'île Guérandaise jusqu'à la Loire.
Grégoire de Tours rapporte, au sujet de Waroch, une anecdote de violation des vases sacrés de l'église de Saint-Nazaire, fort instructive à cet égard .
Ce que les Bretons avaient été conduits à occuper au VIe siècle, les Venètes l'avaient fait avant eux.
Strabon, qui vivait sous Tibère, rapporte que le plus important comptoir de la région, Corbilon, visité trois siècles auparavant par Pythéas, se trouvait à l'embouchure de la Loire.
Or, César nous affirme, d'un autre côté, que les Venètes étaient la peuplade la plus puissante des Armoriques . Donc les Venètes avaient dû conquérir Corbilon, s'ils ne le possédaient pas déjà.
Conclusion : Les Venètes , au moment de l'invasion romaine, occupaient toute la côte sud de l'Armorique, de la pointe du Raz ( Promontorium Goboeum ) à l'embouchure de la Loire.
La Venètie s'étendait jusqu'à la Vendée et les îles Noirmoutier, Yeu, Ré dites "îles Venétiques"
De cette discussion résulte que je n'ai rien à changer de mon système de géographie de l'embouchure de la Loire, au moment de l'invasion romaine, par rapport aux positions respectives des peuplades qui en occupaient alors la rive droite.
Je pourrais même aller plus loin; et, insistant sur la dénomination d'îles venétiques que Pline donne aux îles de l'Océan jusqu'à Oléron, je demanderais volontiers pourquoi le territoire d'extrême rive gauche de la Loire s'appelle aujourd'hui la Vendée.
Ce nom a été donné, en 1790, à notre département voisin, d'après celui d'une petite rivière poitevine.
Mais quel est l'étymologie du nom de cette petite rivière ? N'y reconnaît on pas, à première vue, le radical Venète , comme dans Veneda, dans Vindilis insula (Belle- Ile) , dans Vindana portus , que personne ne conteste à la Venétie ? ...
comme dans Vindunita insula, que nous reconnaîtrons bientôt appartenir à la Brière ? ... comme dans les Kervenet et Kerbenet si nombreux au pays de Guérande ?
Qu'en conclure, sinon que les Venètes , au moment de l'invasion romaine, occupaient très probablement les deux rives de la Loire à son embouchure ?
C'est une raison de plus pour que les Venètes aient concentré leur flotte dans les environs de cette embouchure, et pour que celle de César l'ait rencontrée dans ces parages.
Ceci m'amène au second chapitre de cette étude, à la détermination du lieu même de l'expédition
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